Le récital rediffusé présente l'intégralité de l'œuvre pour piano du compositeur. Il s’agit essentiellement du grand cycle Désert Méditerranéen, ainsi que quelques pièces indépendantes (Symmolpa II, The silk road, Couple, Mantinada). Portant le titre énigmatique La larve et le papillon de L. van B., le concert fait référence à la pièce homonyme composée en 1999, une des pièces maîtresses du cycle, inspirée du langage dépouillé de dernières œuvres de Beethoven, qui fonctionne comme le point névralgique, le cœur de tout le concert. L'œuvre pour piano de George Koumendakis se déploie depuis des années, faisant preuve à la fois d'une grande variété et d'une profonde cohérence. Du baroque à l'avant-garde, du minimalisme à l'impressionnisme, le compositeur visite de nombreux styles, qu'il adapte à son propre monde contemplatif et métaphysique, avec toujours la forte présence de l’élément grec, que ça soit à travers la musique traditionnelle ou la nature. Pour le pianiste, travailler sur ces partitions est une tâche exigeante. Il s’agit de pièces d’une grande difficulté technique et d’un langage pianistique raffiné. Cela donne accès à un kaléidoscope inépuisable de couleurs, de rythmes et de techniques pianistiques, tout un monde à découvrir dans ce répertoire encore peu connu.
Alliant le fluide et le fantasmagorique à l'obsessionnellement rythmique et en quelque sorte néoclassique, le piano de Koumendakis ressemble fortement à celui de Ravel. |
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